Le repos du guerrier

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L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut, dans la foule.

Le repos du guerrier se propose d’être la préface ou la postface à cette citation d’André Breton.

En posant un simple fusil à eau sur un porte-fusil constitué des pattes d’un animal naturalisé, je tente d’interroger les rapports entre l’art et la violence, le surréalisme et sa réalité quotidienne, les idéaux révolutionnaires et leur mise en application dans la vie réelle.

Ici, on ne sait pas si le fusil à eau a servi ou servira. La seule certitude est que dans tous les cas, il ne peut que s’avérer totalement inutile aux visées révolutionnaires chères à Breton, aux Surréalistes et à leurs héritiers. Asperger d’eau le capitalisme peut éventuellement faire friper sa peau, jamais la déchirer.

Utopique, nostalgique, humoristique, Le repos du guerrier tente d’embrasser les lèvres des rêves surréalistes et se veut la réponse un rien désabusée à des questions que personne ne se pose jamais.

Installation réalisée pour l’exposition « Le hasard objectif », Centre européen de Poésie d’Avignon, 2016.