Les lumières de Lavil

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La déconstruction du cinéma passe par la déconstruction de son langage, et donc, de tous les langages. L’une des armes privilégiées de cette déconstruction est le calembour, cette « fiente de l’esprit qui vole » (selon Hugo). Dans une optique de déconstruction cinématographique, d’impertinence langagière et de désacralisation des symboles, j’ai donc métaphoriquement fienté sur Chaplin.

Dans Les aventures de Dollie, la petite fille manque de se noyer. Mais peut-être que c’est parce qu’elle préfère l’amour en mer.

Les lumières de Lavil est une œuvre composite, mêlant une reproduction de la pochette du 45 tours Elle préfère l’amour en mer à des bandes de leds. Elle se veut le mix parfait entre la variété française et Boltanski.

Isou annonçait la destruction du cinéma. Il n’avait pas prévu celle de la carrière de Philippe Lavil. Il est donc plus que temps de rendre un hommage à ce dernier.

Installation réalisée pour l’exposition Les aventures de Dollie, Théâtre du Chêne Noir, Avignon, 2016.