Luc et Sylvie

Le vent m’avait collé au visage l’un de ces catalogues de vêtements pour enfants qu’on trouve une fois par semaine dans toutes les boîtes aux lettres et sur tous les paliers.

Je me suis alors demandé si ces enfants aux sourires photoshopés avaient vraiment conscience de qu’ils faisaient. De ce qu’on leur faisait faire. Mes pensées ont vagabondé sur l’aspect sacrificiel de ce que les parents aux cerveaux morts imposent à leurs ex-spermatozoïdes.

J’ai réfléchi à comment tendre un miroir à des gens qui ne sont déjà plus que leurs propres reflets. Pour les choquer avec ce qu’ils ont engendré.
Torturer un bourreau est un plaisir de fin gourmet.

Pièces uniques.

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