L’écriture n’a pas marché

L’écriture n’a pas marché. Pas plus que l’alcool, l’amour, la drogue, le jeu ou le cul. Il reste quoi ? Tout juste du satin plein d’amertume, et une atmosphère d’enclume collée à l’odeur du bitume. Restent aussi les souvenirs incrustés sur les photos jetées à la poubelle. C’est le combat de l’allumette contre le briquet, du pot de terre contre le pot de chambre. Oubliés les chants des partisans, oublié le temps, oubliées les cerises, c’est l’apothéose du noyau coincé dans la gorge de l’insomnie. On se bande les yeux avec des orties, et après on s’étonne d’avoir les doigts qui brûlent.